Photographier pour ne pas oublier

"Photographier pour ne jamais oublier" à été ma devise pendant des années, et c'est d'autant plus vrai aujourd'hui.

Y'a plusieurs étapes (entre 5 et 7 suivant les écoles) dans l'acceptation de la mort, et la dernière est l'acceptation, et je pense que j'y suis. 
Croyant ou non, c'est toujours difficile de perdre un proche, et ça l'est encore plus quand on est dans un pays différent. A la fois on est doublement protégé mais à la fois doublement attaqué, je sais pas vraiment l'expliquer mais c'est comme ça.

Quoi qu'il en soit, je comprend pourquoi mon père à une malle de 30ans de photos, parce que c'est des souvenirs impérissables, et je sais aussi et surtout pourquoi je fais pareil : je photographie pour ne pas oublier. 

A Josette, partie en paix.

Faire comme tout le monde

Bientôt 26ans, et je me rend compte que finalement, je n'ai jamais réussi à faire comme tout le monde. 

L'année de mes 20 ans, on m'a proposé un contrat de travail bien stable, avec une bonne paie et donc une "bonne" situation à la clef, et ça c'était au retour de mon premier périple à Montréal. 

J'ai travaillé -comme tout le monde- pendant 1 an et demi et je suis partie. Pourquoi ? Parce que je n'arrivais pas à comprendre pourquoi j'avais "cette chance". "Cette chance" d'avoir réussi m'a vie à 21 ans, pourquoi moi ? Je me disais aussi que je n'avais pas assez galéré dans la vie pour être aussi stable maintenant. 

Après cette période, je suis "retourné" vers l'artistique mais en ayant un gros problème de conscience et surtout en étant complètement perdu. Car n'oublions pas que quand vous repousser le système, les gens finissent par vous repousser car vous n'êtes plus comme eux. 

Après une coupe d'années de "vivotage", je suis retourné dans la même entreprise pour retourner à la même stabilité. (Il est pas net le garçon hen ?).

Et une coupe d'année plus tard je préparais mon départ pour Montréal, enfin, le vrai retour à la vrai source. 

Moralité ?  On est pas tous fait/faite pour faire la même chose, et tu sais quoi, C'EST BIEN! Que les autres est peurs pour toi, c'est normal, mais fait ce que ton instinct te dicte! 

Quitter sa famille, c'est jamais facile mais n'oublions pas que si nous sommes heureux, même à des milliers de km, notre famille le sera tout autant. 

Je sais que mon orthographe est à chier, je sais que mes tournures de phrases sont à revoir, mais au moins je partage mon bonheur, mon expérience. 

Partager, c'est le but de la vie non ?

Le choix

Je me souviens parfaitement bien de ce weekend, ce weekend ou j'ai enfin commencé à comprendre qui j'étais et ce que je voulais faire.

Comprendre que tout ce méritait dans la vie et qu'il y avait un prix pour tout MAIS, surtout que la vie n'était faite que de choix. 

Dans ce cas précis, il avait 3 choix : le choix d'aller à droite, le choix d'aller à gauche, ou le choix de ne pas faire de choix et d'attendre. 

Cette place [de ne pas faire de choix] je l'ai eu pendant beaucoup trop d'année, et maintenant j'ai décidé de faire ma vie, un choix constant. Oui ou non mais pas de peu être. 

Pas de peu être car le peu être emmène le désespoir quand finalement il n'est pas réalisé. 

En définitif, ce n'ai pas si difficile de faire des choix, il ne faut juste pas intellectualiser les choses. [Rire, c'est un artiste qui dit ça, c'est sérieux?]

Fatigue mentale

L'avantage d'avoir une partie blog sur son website (bonjour l'anglicisme), c'est que tu peux écrire quand tu veux, sans forcément y mettre une image comme sur Medium. 

Plus j'avance, plus je me décrit comme "artiste", plus que comme photographe. Car en définitif, c'est l'art qui m'anime tout les jours surtout en cherchant comment l'exprimer le mieux possible. 

Parfois comme ce soir, je suis très fatigué. Pas tellement une fatigue physique, mais plutôt une fatigue mentale. Je me demande si finalement, "la réalité" n'est pas l'un des problèmes voir LE problème de l'artiste. Problème à (essayer) de résoudre... 

D'une certaine façon, je me dis qu'il est vraiment cool d'être un artiste au 21ème siècle car il y a énormément de sujets à traiter, mais à la fois, c'est très fatiguant parce que c'est quotidien. 

L'artiste c'est celui qui ne comprend rien et qui essaye d'apprendre, d'avancer, pour comprendre. 

Aujourd'hui, je n'ai absolument rien compris à ma journée, ni à comment le monde vie. Et parfois, je rentre chez moi exténué car c'est épuisant de voir le monde faire exactement la même chose, sans même ce poser la question de pourquoi ils le font vraiment ou de, le veulent-ils vraiment ? 

Alors ce soir je suis épuisé.

"Tu dois"

On m'a presque toujours dit ce que je DEVAIS faire mais jamais demandé ce que je VOULAIS faire.

Mes parents sont les seuls à m'avoir fait confiance quand je leurs est dit que j'allais arrêter telle chose pour faire telle chose et je les remerciera jamais assez.

  • Mais, pourquoi "juste" eux, ou "juste" quelques personnes de mon entourage proche ?
  • Pourquoi pas les autres ?
  • Pourquoi on encourage pas l'autre, pourquoi on ne pousse pas l'autre à s'émanciper, pourquoi on est pas la cause de son changement ?
  • Pourquoi on est l'acteur de sa destruction ?

J'vais pas faire le gars désespérer qui dit que l'être humain est pourri mais juste faire une conclusion : peu sont ceux qui m'ont encouragés et cru en moi et en mon art expressif. La majorité à toujours préférée m'écraser, à vouloir me faire retourner à leurs conceptions de vie et de consommation.

Alors encore une fois, je ne dis pas qu'il faut se couper du monde, je dis juste que si vous voulez vous exprimer sans chaîne ni dictate, vous allez devoir vous écartez de beaucoup de gens. Mais, ce ne sera que pour le mieux et votre art en sera sauvé! 

La magie Montréalaise

En Janvier j'ai appelé cet article la magie Montréalaise sur Medium. Mais finalement, j'ai l'impression que ça peut ce passer dans n'importe quel pays. Je pense qu'il faut juste être ouvert. C'est ce qui nous permettra de rencontrer n'importe qui a n'importe quel moment.

En tout cas, j'ai été ravi de rencontrer Modesta, cette artiste incroyable (Modesta Kountouri" on YouTube) avec qui j'ai pu parlé musique pendant presque 1h. 1h c'est très long mais à la fois très quand c'est avec une inconnu et d'autant plus que c'était une discussion entre deux passionnés de piano. 

Moralité ? Ne jamais rien intellectualiser et ce laisser vivre...

Mont Orford 🇨🇦

En y allant, j'ai compris à quel point nous étions petit face à la grandeur de la nature.

J'y ai ressenti toute son énergie et sa force.
J'y ai compris qu'il fallait ce surpasser pour acquérir ce que l'on souhaite. 

J'en suis revenu changé, comme à chaque périple d'ailleurs.

Expression photographique

Photographier, c'est comme chercher sa propre liberté. J'ai l'impression que la mienne est dans les airs ou bien dans la nature.

Parfois, la photographie est plus facile que le dialogue. Car même si vous vous méprenez sur son sens, personne n'ai touché, tandis que pour une discussion, si quelqu'un est touché, son ego prend le dessus et c'est là que ça s'envenime.

Finalement, la photographie reste un de mes meilleurs moyens d'expressions.

Tournée vers l'avenir, le monde m'appartient

J'ai pris 6 ans pour revenir dans le pays qui ma le plus touché : 🇨🇦

6 longues années à réfléchir à comment j'allais y revenir
6 ans de prises de tête
6 ans de projets divers et variés
 6 ans d'échecs pour arrivée au voyage de la réussite.

Et maintenant je suis la.

Je me rappelle aussi très bien le sentiment face à cette nature, nature que j'avais oublié : tu es si petit Léo, rend toi en compte et casse la baraque.

Je suis revenu de ce "weekend" complètement changé, chamboulé, enfin prêt à passer la vitesse supérieur.

Chose faite aujourd'hui. Et J'ai bien cru que je n'allais jamais m'en sortir, et puis un jour, la lumière est arrivée...

Chamsseddine
🇨🇦

Revenir pour mieux construire

9 ans après ma première photo, il est enfin temps d'y croire, croire que c'est possible de développer quelque chose par rapport à ce que je transmet.

Ma photographie est d'abord MA photographie, celle qui me parle, celle qui me touche, celle qui me fait voyager, celle qui me fait vibrer. Cette photographie la est une très grosse partie de ma vie, car c'est l'un de mes seuls moyens d'expressions. Seul en le sens ou, il n'y à pas besoin de mots pour expliquer. 

J'ai bien compris qu'en 2017 (et bien avant aussi), la vérité était toujours mal accueilli par la majorité, donc il est temps d'être véridique en photographie. Peut être que l'accueil sera différent, qui sait ?

Quand le vent souffle, les arbres chantent

J’ai eu besoin de presque 26 ans, 26 ans pour pouvoir écouter les arbres chanter, pour pouvoir voir le vent souffler, pour pouvoir entendre les arbres parler.

Presque 26ans pour écouter mon coeur, et en prendre soin. Presque 26 ans, à croire que le bonheur n’était réservé qu’aux autres. Presque 26ans de somnolence, et puis un jour…

Et puis un jour, j’ai compris, compris qui j’étais, ce que je voulais, qui je voudrais être demain, ou même aujoud’hui. D’un coup et aussi vite qu’un battement de cil, tout à changé.

Tout mon horizon c’est éclairé, je suis sortie des ténèbres pour pouvoir aimer la vie, aimer les gens, mais avant tout, pour pouvoir m’aimer et m’aider moi même.

J’ai juste pris le temps de prendre le temps, j’ai pris le temps d’écouter mon coeur et mon corp, j’ai pris le temps de les entendrent réellement et d’en prendre soin. Le mieux c’est que ça à fonctionné et ce n’est que le début.

J’étais le seul à m’enchainer, personne ne l’a jamais fait, personne n’en a eu besoin. J’étais le seul à pouvoir casser mes chaines mais je ne le savais pas, du moins, par encore.

Des jours ont suivis et je me suis assis, dans un parc, et j’ai écouté avec mes yeux, regarder avec mon coeur, et j’y est vu SA création. J’y est vu les arbres ce parler, les arbres chanter quand le vent soufflait, j’ai apprécié. Et j’ai su…

J’ai su que quelque chose était en train de ce passer, quelque chose était en train d’arriver : le vrai changement, la vrai évolution. Celle que j’ai toujours chercher secrètement, celle que j’ai pleurer pendant des années, elle était la, enfin!!!

Je dis “était” car maintenant je l’ai accepté et voici comme j’image mon propos

La vie n’est “juste” qu’une exploration, la vie n’est faite que de choix. Dans le cadre de la photo ci-dessus, il n’y a que 2 choix mais, pour moi, il y en a bel et bien 3.

Le choix de prendre la pilule rouge, le choix de prendre la pilue bleue, et le choix de ne pas faire de choix et de rester devant ces deux mains ouvertes pendant le restant d’une vie.

Il n’y a pas UNE seule vérité mais bien 7 milliards car nous avons tous notre propre vérité, le tout est de faire le choix de la trouver.

Après le choix, vient l’acceptation, pour être en complète cohérence avec soit même.

Finalement, la vie ne fait que commencée.

Libération

Avant, 6 ans et 2 mois. Maintenant, 3 mois, jour pour jour. Comme l’a dit Alexandra David Neel dans Journal de voyage / 1 : “ Les dates ne comptent pas, seuls les faits comptent ”. Et elle avait raison.

J’ai longtemps, trop longtemps attendu un signe, une signe venant de l’Univers ou que sais-je encore. Attendu qu’un ange frappe à ma porte, me prenne par la main et m’emmène faire le tour du monde. J’ai toujours cru que la vie était “facile” à vivre, cru qu’en tant qu’adulte je n’avais juste qu’à me laisser porter, me laisser bercer, comme quand j’étais petit. En fait non. La vie est dure, la vie frappe fort pour tous ceux/celles qui ne sont pas prêts, qui n’ont pas compris, qui n’ont pas tout saisi. J’ai oublié que “c’était en forgeant que l’on devenait forgeron”. Oublié qu’il fallait travailler dur pour pouvoir s’en sortir. Je ne dis pas être meilleur que son voisin, je dis juste, pouvoir être meilleur pour soi-même. S’aimer, c’est très important, surtout pour sa propre santé mentale.

Partir pour vivre

Je crois qu’aujourd’hui ce n’est pas des larmes de tristesse mais des larmes de libération qui coulent le long de mes joues. Je pense à mes proches, ma famille, mon sang et… et je me dis que j’ai fait le bon choix, celui de mon cœur, celui de mon corps, de mon âme, de mon esprit.
Parce que l’on est pas tous fait pour vivre là où on est né, parce que c’est l’Homme qui a inventé les frontières et non pas la Création. Parce que voyager à travers un livre c’est bien, mais voyager en vrai, c’est mieux. 
Tant que l’on n’a rien quitté, tant que l’on n’a rien vu de ses propres yeux, senti de sa propre main, pleuré de ses propres yeux, on ne sait rien, voit rien, ressent rien. Et puis un jour…

Libération

Et puis un jour, vient la libération. En fait elle était déjà là, dans un coin de la pièce, un coin de l’espace, un coin de mon espace. Libératrice de toutes dépendances, libératrice de tous tracas, une libération Divine. En définitif, ce n’était juste qu’un sourire, un plaisir, un rire, une discussion avec un proche, une ouverture… une acceptation.

Peu importe le chemin que l’on décide d’emprunter, le résultat final est d’arriver au bout. Et le plus fièrement possible.

Merci

A ma famille, mes amis, mes proches, et à tous les autres.

Et aussi, a tous ceux et celles que l’on écoute avec nos oreilles mais pas avec nos cœurs. Je parle des oubliés, des déshérités, des laissés pour compte. Malgré leurs apparences, ils restent des êtres humains, malgré tout, ils comptent eux aussi. N’oubliez jamais que L’Humanité n’est qu’1, 1 et indivisible.

La vie est une prière

Montréal, mon amour

5 ans et 11 mois après mon premier séjour, je suis enfin revenu, Montréal, tu m’avais manqué!
Je suis arrivé au “pays” depuis seulement 3 jours mais je suis déjà “comme à la maison”, c’est dire à quel point l’accueil y est réussi.


Tout synthétiser en 1 article serait chose impossible car j’ai tellement de
choses à écrire mais pour commencer je pourrais dire ceci.

!QUITTEZ VOTRE ZONE DE CONFORT si vous voulez être PLUS PRODUCTIF!

Je n’ai jamais été autant productif de ma vie qu’après ces 3 jours passés ici. Alors je sais ça peut paraître “too much” mais c’est la simple vérité. Je ne vais pas sortir la soupe du “ouais mais Montréal c’est the place to be” non! Peu importe l’endroit ou vous voulez aller, aller y, il n’y a que ça à faire. 
Comme me la très bien dit DJ, tout à l’heure

“y’a pas de mauvais choix, y’a que des choix”


Alors aujourd’hui je vie dans une famille québécoise et j’essaie de m’imprégner très rapidement de leur mode de vie et finalement il n’est pas différent de nous autres. Je sais pas si c’est nous autres ou moi tout seul mais j’avais l’impression d’être très nombriliste quand j’étais chez moi. Je me disais : les autres pays c’est loin donc, on n’y va pas, on n’en parle pas, on reste entre nous, il n’y à rien de plus important que notre petit confort etc… Et finalement j’avais tout faux à penser comme ça mais c’est juste que cette zone de confort, celle qui vous sert le même salaire chaque mois, vous fait voir les mêmes personnes, avoir les même sujet de discussion… et bien

 je suis au regret de vous dire que cette zone de confort va vous tuer moralement&physiquement -seulement si vous aspirez à autre chose bien sûr-

Bref! Maintenant que je suis partie & j’ai décidé de reprendre l’écriture. Il est enfin temps pour moi d’exposer beaucoup de chose que j’ai en moi, c’est à dire partager mon expérience, ma façon de penser, ma façon de vivre, mon quotidien quoi.



L’écriture, mon exutoire